voici un extrait instructif du nouveau livre en attente d'etre sous presse du docteur pascal dazin (auteur : des séparations parentales)
LE SADISME JUDICIAIRE,
FORME CONTEMPORAINE DU SADOMASOCHISME.
Dans son roman « les infortunes de la vertu », Sade a décrit les actions perverses dont la naïve et vertueuse Justine fut victime de la part de ses nombreux bourreaux, profitant, abusant, jouissant sans scrupule de sa candeur et de sa moralité. A chaque fois, l’impunité était de règle. Pire : ses bourreaux, qu’ils soient juges, notables, religieux, ou criminel(le)s, étaient régulièrement récompensés pour leurs crimes impunis contre la naïve et pauvre Justine.
Celle-ci, implorant à genoux justice ou pitié, grâce ou charité, sans jamais s’opposer directement à eux (sauf à une seule reprise, contre un faux monnayeur) ne trouva comme réponse qu’une exaspération des comportements de ses bourreaux, violeurs, et voleurs, dont le besoin de jouir à ses dépends et de la faire souffrir était aiguisé par chaque supplique de compassion et de respect.
C’est précisément parce qu’elle était candide, virginale, baignée de principes moraux (et en l’occurrence religieux) que ses tortionnaires avaient un tel attrait de la faire souffrir, rejetant quant à eux totalement, à l’aide de sophismes et de discours cyniques, tout principe moral, religieux, et civilisé qui se serait opposé à exploiter la jeune fille.
Or à ce jour, le fonctionnement de la justice familiale est une illustration parfaite de ce mécanisme sadique-pervers, immoral, impuni, irresponsable et profiteur sacrilège.
-Le père de famille vierge de toute action personnelle nécessitant l’entrée en jeu de la machine judiciaire va se voir accablé aussi lourdement qu’il le faudra, s’il résiste à cette machine rôdée pour le déresponsabiliser, et le sera d’autant plus cyniquement qu’il restera naïf;
-les coups qui lui seront portés seront d’autant plus rudes qu’il clamera ne pas mériter ceux qu’il a déjà reçus, et qu’il demandera « justice » à une machine chargée de le normaliser et de l’exploiter, et non pas de l’épauler ou de le traiter sans discrimination;
-plus il donnera des arguments logiques afin de démontrer l’iniquité de son sort, plus il sera bafoué. Plus il fera confiance à la bête d’exploitation familiale sous prétexte qu’elle se prétend « justice », plus il sera mordu au sang, et sera poussé aux diverses formes du désespoir, jusqu’au suicide ou au meurtre ;
-l’impunité des sadiques en robe noire est totale ;
-l’aide complice de coquins enrobés dans une draperie psy leur est acquise, au-delà de leurs petites divergences, surtout mises en avant en cas de contre expertise, tous savent travailler dans le même but : serrer toujours plus implacablement les liens judiciaires sur des gens qui ne méritaient nullement d’être transformés en malades ou en justiciables procéduriers.
-Et c’est précisément la naïveté de ce père transformé en justiciable qui le place en position de
la Justine
de Sade, réclamant à chaque occasion que ses bourreaux réfléchissent et moralisent leurs conduites, ne serait-ce que par respect pour les lois civilisées ou la morale familiale.
Qui plus est, dans le roman de Sade, les pires des exploitants de Justine sont ceux qui prétendent vouloir l’assister, la sortir des serres, des verges et de la bestialité de ses précédents bourreaux.
Et de leur côté, pour les pères de familles regroupés en association dites « de pères », les pires exploitants sont ces « avocats spécialistes des droits de la famille », qui pénètrent leurs réseaux comme un parasite pénètre un fruit, et plaident vouloir les aider en affichant leur indignation devant « tant d’injustice », faisant mine de ne pas comprendre les décisions judiciaires. Au sadisme de base de leurs collègues d’exploitation, ils ajoutent leur plus-value personnelle, prenant une posture de super-défenseurs pour mieux contrôler et exploiter. Ce manège sadique et cynique dure depuis trente cinq ans.
Ce stratagème explique que les associations dites « de pères » conservent une fascination morbide (typiquement masochiste au sens où les analystes du sadisme ont décrit Justine) pour les auxiliaires judiciaires les plus sadique-pervers de tous, ces taupes antifamille, ceux qui manoeuvrent en souterrain pour le lobby, infiltrant ces petits réseaux potentiellement dangereux, en plaidant être à leur écoute et venir à leur secours.
Cette perversion dure depuis trois décennies, sans avoir aucune utilité sociale, bien au contraire. Le brontosaure de ce type de dérive était l’association « Condition Masculine », truffée d’avocats. De nombreux relais ont depuis vu le jour, moins directement para-judiciaires. Les pères contactent une association, puis réclament le « secours d’un bon avocat, qui ne se laisse pas faire ». Miracle ! Il s’en trouve toujours quelques-uns, défendant gratuitement les membres du bureau, mais eux seuls…
Récemment, on a même vu des couples d’avocats divorcistes infiltrant des associations, exactement comme d’autres couples divorcistes profitent à présent du système sadojudiciaire de façon plus conventionnelle.
Tant qu’une force sociale (par exemple un nombre suffisant de personnes regroupées dans un collectif strictement non judiciaire) ne se sera pas structurée pour dénoncer la machine à broyer les familles, et pour imposer une autre logique de politique familiale, excluant radicalement les sadoféministes judiciaires de l’indigne festin anthropophage qu’ils ont beau jeu de commettre depuis trente cinq ans, rien de salubre au profit des responsabilités parentales ne sera possible.
Tant qu’une association fera confiance à la justice, elle sera comme la Justine de Sade devant les quatre moines dans le monastère reculé et d’excellente réputation : tout respect quémandé lui vaudra les verges, et toute rébellion le viol. Il ne sera vomi par la machine que quand il ne pourra plus être exploité : quand ses enfants l’auront définitivement abandonné, ou qu’ils seront définitivement réfractaires à toute éducation paternelle.